18 000 signatures en 3 jours. Votre mobilisation massive prouve que les citoyens européens ne se laisseront pas intimider par les calculs politiciens du Premier ministre belge, Bart De Wever, les menaces russes et les mensonges sur l’effondrement apocalyptique de l’Eurozone.
le 18-19 décembre, le Conseil européen peut débloquer 140 milliards d’euros pour l’Ukraine, garantis par les avoirs russes gelés. Ou il peut céder au veto belge et condamner l’Ukraine à l’effondrement économique dès le printemps 2026.
Nous avons 15 jours pour faire basculer cette décision.
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Les plus grands experts mondiaux soutiennent cette mobilisation :
Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie, balaie les arguments de De Wever :
« Les préoccupations de M. De Wever sont infondées. Compte tenu des graves violations de la Charte des Nations unies et de l’ampleur des crimes de guerre russes, il n’y a aucune chance que la Russie obtienne gain de cause dans un arbitrage. […] Le prêt de réparation n’est pas seulement une question de justice. Il s’agit d’une question de survie. Défendre l’Ukraine, c’est défendre l’Europe. » Tout l’article de Joseph Stieglitz est en pièce jointe.
John Herbst, ancien ambassadeur américain en Ukraine(Atlantic Council), avertit :
« Si l’UE approuvait le transfert des 300 milliards de dollars d’actifs russes gelés vers l’Ukraine, cela donnerait à l’Ukraine une nouvelle ressource économique puissante. Avec un tel soutien, l’armée de Poutine serait non seulement incapable d’avancer, mais pourrait très bien commencer à perdre les territoires qu’elle a déjà conquis.»
Gediminas Šimkus, président de la Banque centrale de Lituanie, tranche sur les risques financiers :
« Si l’Ukraine venait à perdre la guerre, le risque de voir le conflit s’étendre aux pays voisins de l’UE augmenterait considérablement. Un tel scénario ébranlerait la confiance des investisseurs étrangers dans l’euro bien plus que les répercussions de l’utilisation des fonds sanctionnés. »
👉Le message est clair : Le vrai risque, c’est l’inaction.
Pourquoi est-ce si urgent ?
Sans ce prêt garanti par les avoirs russes :
❌ L’Ukraine manquera de financement dès mars 2026
❌ Son économie, déjà amputée d’un tiers, s’effondrera
❌ Elle ne pourra acheter les armes nécessaires pour tenir
La laïcité n’est pas un dogme. C’est un principe républicain qui vient compléter le triptyque républicain, Liberté, Égalité, Fraternité, que l’on peut lire sur les frontons des édifices publics.
Aux sources de la Laïcité :
Au XVIIIème siècle qu’on appelle le siècle des Lumières, les philosophes, dans le prolongement des idées héritées de la Renaissance, ont combattu l’obscurantisme, la superstition et l’irrationnel des siècles passés. Ils ont renouvelé les connaissances et l’éthique de leur temps.
La loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État est un des actes fondateurs de la sécularisation de l’État.
La Déclaration universelle des Droits de l’homme adopté par l’ONU en 1948 indique que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Elle définit la Liberté comme ce qui consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Elle garantit l’expression du pluralisme des opinions et donc la liberté de conscience.
L’article 2 de la constitution de 1958 spécifie que :La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.
La laïcité est un principe consubstantiel à la République qui va au-delà du rapport de l’État et des Églises. Elle est avant tout une construction juridique fondée sur une exigence de la raison : l’égalité en droit de tous les êtres humains. Le principe de Laïcité est la convergence d’une évolution législative de plusieurs siècles aboutissant à la séparation des Églises et de l’État et une pensée philosophique humaniste et universaliste assurant à chacun la liberté de conscience et le primat de l’intérêt général, du bien commun à tous.
La Laïcité malmenée
Nous pouvons constater que la Laïcité est malmenée depuis quelques décennies. Paradoxalement c’est dans une période caractérisée par une majorité croissante de non croyants que nous assistons à un retour de la question religieuse dans tous les domaines de la vie sociale.
La laïcité c’est :
la liberté de conscience qui ne peut se réduire à la seule liberté religieuse qui n’en est qu’une version particulière,
l’égalité en droit de tous les citoyens quelles que soient leurs convictions et/ou leur origine
le primat de l’intérêt général, du bien commun à tous.
Liberté de conscience
L’humanisme laïque repose sur le principe de la liberté de conscience. C’est-à-dire liberté de l’esprit : émancipation à l’égard de tous les dogmes ; droit de croire ou de ne pas croire en Dieu ; autonomie de la pensée vis-à-vis des contraintes religieuses, politiques, économiques ; affranchissement des modes de vie par rapport aux tabous, aux idées dominantes et aux règles dogmatiques. La laïcité vise à libérer l’enfant et l’adulte de tout ce qui aliène ou pervertit la pensée, notamment les croyances ataviques, les préjugés, les idées préconçues, les dogmes, les idéologies opprimantes, les pressions d’ordre culturel, économique, social, politique ou religieux.
Une règle de vie en société démocratique
Elle impose que soient donnés aux hommes et aux femmes, sans distinction de classe, d’origine, de confession, les moyens d’être eux-mêmes, libres de leurs engagements, responsables de leur épanouissement et maîtres de leur destin.
Un idéal d’émancipation
La laïcité est un idéal qui permet à tous, croyants et athées, de vivre au sein de la société sans que les uns ou les autres soient stigmatisés en raison de leurs convictions particulières.
L’État laïque incarne la promotion simultanée de la liberté de conscience et de l’égalité, de la culture émancipatrice et du choix sans entrave de l’éthique de vie personnelle.
L’école publique laïque
L’école laïque, pour contribuer à cette émancipation,doit tenir à distance la société civile et ses fausses urgences. La laïcité c’est le fait de refuser aux puissances de conditionnement d’entrer dans les classes, d’ouvrir à chaque esprit la chance de penser sans tutelle, sans emprises.
L’enseignement public doit être affranchi de tout prosélytisme religieux ou idéologique.
C’est en vertu de ce principe qu’il est inconcevable d’apposer sur le mur de la classe une croix, un croissant ou une étoile de David symbole d’une religion. C’est aussi la raison de l’interdiction du voile et de tout signe ostentatoire d’appartenance religieuse à l’école.
De même impensable dans un État laïque d’orner les salles de tribunaux ou les chambres d’hôpitaux publics de signes religieux ou de faire prêter serment sur la bible ou le coran.
L’acquisition de savoirs et l’élévation culturelle sont les instruments d’une émancipation individuelle et collective. L’émancipation par l’instruction doit être à la portée de tous c’est-à-dire gratuite, obligatoire, laïque, et la puissance publique doit en assurer la promotion partout et pour tous.
L’école laïque fournit à la liberté de conscience le pouvoir de juger qui lui donne sa force.
L’école est un moyen de transmission du savoir mais c’est aussi le moyen de fabriquer une communauté nationale de citoyens.
Liberté d’expression
La laïcité vise à développer en l’être humain, dans le cadre d’une formation intellectuelle, morale et civique permanente, l’esprit critique ainsi que le sens de la solidarité et de la fraternité.
La liberté d’expression est le corollaire de la liberté de conscience. Elle est le droit et la possibilité matérielle de dire, d’écrire et de diffuser la pensée individuelle ou collective.
Justice
Le refus du racisme et de la ségrégation sous toutes ses formes est inséparable de l’idéal laïque. La société ne peut pas être la simple juxtaposition de communautés qui, au mieux s’ignorent, au pire s’exterminent.
L’éthique laïque mène inévitablement à la justice sociale : égalité des droits et égalité des chances. L’éducation laïque, l’école, le droit à l’information, l’apprentissage de la critique sont les conditions de cette égalité.
Séparation des Églises et de l’État
La séparation des Églises et de l’État est la pierre angulaire de la laïcisation de la société.
Si l’État garantit la totale liberté des cultes comme de l’expression et de la diffusion de la pensée, il n’en favorise aucun, ni aucune communauté, pas plus financièrement que politiquement.
La loi républicaine ne saurait reconnaître le délit de blasphème ou de sacrilège qui déboucherait inévitablement sur l’institutionnalisation de la censure.
La première manifestation du caractère laïque d’un pays est l’indépendance de l’État et de tous les services publics vis-à-vis des institutions ou influences religieuses.
Une idée de progrès
La laïcité n’est pas une notion passéiste mais au contraire une idée de progrès.
Elle est action et volonté. Elle implique la plénitude de l’égalité de traitement, par la République, des athées et des croyants. Cette égalité est la condition d’une véritable fraternité, dans la référence au bien commun.
Laïque signifie indépendant de la religion. La Laïcité implique l’égalité des droits sans distinction de convictions personnelles. Laïque ne s’oppose pas à religieux mais à clérical. L’esprit clérical, c’est la prétention des clercs à dominer au nom d’une religion. La Laïcité ne se confond pas avec l’athéisme et ne se réduit pas au combat anticlérical.
Admettre que chacun puisse à titre individuel ne pas croire ou pratiquer le culte de son choix sans que la société n’en impose aucun est un principe qui consiste à laisser chacun libre de ses choix selon ses propres règles morales avec pour seule limite de ne pas nuire à autrui sans subir celles que lui imposerait la religion ou n’importe quelle idéologie totalitaire d’État.
L’humanisme laïque est le ciment qui donne toute sa force et sa plénitude à la devise républicaine.
En 2024 plus d’un milliard d’adultes sont allés voter dans le monde, aux États Unis, en Inde, au Brésil, au Royaume uni, et dans les 27 pays de l’Union Européenne. Les résultats révèlent des électorats en colère, un mouvement historique de « sortez les sortants ». Une vague de dégagisme qui a pris la forme de procès des élites. La montée continue des mouvements protestataires n’annonçait pas pour 2025 une année du redressement démocratique. L’arrivée de la nouvelle administration étatsunienne a contribué à une aggravation de la situation dans plusieurs endroits du monde.
En Israël
Personne ne peut avoir oublié l’horreur et l’ampleur des massacres commis le 7 octobre 2023 par le Hamas ni contester le droit de l’État israélien à se défendre. Mais après deux ans de guerre la situation a pris une autre dimension.
Le gouvernement de l’État hébreu, dominé par les factions religieuses nationalistes et suprémacistes, soutenu par l’administration américaine, bombarde et affame deux millions de palestiniens épuisés. Les dénominations de génocide, de crime contre l’humanité, de violation du droit humanitaire peuvent être discutés mais la réalité est là. La vie de millions d’hommes, de femmes et d’enfants est en jeu. Un État membre des Nations unies, réputé modèle de démocratie, ne respecte plus aucune des règles internationales, ni aucun principe moral religieux ou humain, pour imposer une solution radicale à la « question palestinienne ».
Jugé depuis 2020 pour corruption, fraude et abus de confiance, le premier ministre israélien n’hésite pas, appuyé par le président américain, à demander une grâce au chef de l’État avant même que le jugement ne soit rendu, grâce qui serait la bienvenue pour lui dans la perspective des élections législatives. Le pouvoir autoritaire est sans vergogne.
En Ukraine
Dès son élection le président américain a modifié son système d’alliance. Il annonce ne plus soutenir l’État Ukrainien et se présente en grand faiseur de paix aspirant à obtenir le prix Nobel de la paix. Il semble plus proche des thèses russes que des positions ukrainiennes. Il place les belligérants sur un même plan oubliant que l’Ukraine est un pays indépendant qui a été agressé par un de ses voisins. Les garanties internationales données à l’Ukraine sur son intégrité territoriale ne sont plus à l’ordre du jour.
Pour inciter le président russe à accepter un cessé le feu, il va jusqu’à lui promettre l’amnistie ainsi qu’à tous ceux qui pourraient encourir des accusations de crimes contre l’humanité. Oubliés les massacres, les destructions massives, les villes entières réduites à l’état de parking, les bombardements de civils, la déportation d’enfants, la russification forcée dans les territoires occupés, le chantage à l’utilisation de sa puissance nucléaire … Accepter l’annexion de territoires en violation du droit international c’est créer un précédent qui pourra être utilisé par d’autres.
Le pouvoir américain n’a pas compris que la Russie veut reconstituer son empire et que rien ne pourra l’arrêter. Il suffit pour cela de lire les discours poutiniens qui n’ont pas changé depuis le départ de l’agression. La Russie a le temps, le mépris de la mort de ses combattants, la masse et pour l’instant les moyens financiers de tenir.
Aux États-Unis
Le président, fort de sa confortable élection, n’hésite pas, en interne, à mettre en cause l’état de droit, expulser massivement les émigrés au mépris de toute règle humanitaire, organiser des camps de rétention, menacer tous ceux qui se sont opposés à lui, à pousser ses soutiens à modifier à leur avantage les règles électorales.
Au niveau international il impose des droits de douane exorbitants, modifie unilatéralement les règles de la diplomatie, pratique l’humiliation de ses interlocuteurs, méprise le droit international, change son système d’alliance, se propose d’annexer des territoires et manifeste le droit d’imposer la paix par la force. Ces exemples ne sont pas exhaustifs.
Le président américain voudrait que la pax americana soit récompensée par des versements du reste du monde de façon à financer ses déficits. Ces soubresauts ne sont-ils pas, en réalité, l’indication que les États Unis sont en train de perdre le contrôle du monde.
La dernière publication de la stratégie de sécurité nationale par la maison blanche prédit à l’Europe un effacement civilisationnel qui sera provoquée par la chute de la natalité, la perte des identités nationales, la répression des oppositions politiques, la censure de la liberté d’expression, l’asphyxie régulatoire, la désindustrialisation et l’immigration. C’est une confirmation du discours du vice-président américain à Munich et l’affirmation du soutien à l’extrême droite européenne.
L’O.N.U.
L’Organisation des Nations Unis a été créée après la seconde guerre mondiale avec l’idée d’éviter le renouvellement d’un conflit mondial. Depuis quelques années cette institution est affaiblie par des membres du conseil de sécurité, États Unis, Russie, et Chine qui privilégient leurs intérêts propres et préfèrent les relations bilatérales au multilatéralisme.
L’envergure mondiale des différentes crises auxquelles nous sommes confrontées rend nécessaire, même si cela apparait complètement utopique, au moins une concertation de l’ensemble des pays de la planète. La réforme en profondeur du seul embryon de gouvernance mondiale existant aujourd’hui, l’ONU, semble indispensable. Il reste la seule institution légitime malgré ses faiblesses pour établir un véritable dialogue et affronter les problèmes qui se posent au monde dans un cadre universel démocratique et rénové.
L’Europe
Au lendemain de la seconde guerre mondiale différents pays européens ont décidé de se regrouper, de s’associer, de se solidariser pour tenter d’éviter de nouvelles guerres et pour, ensemble, peser plus dans les rapports de force mondiaux. Les fondateurs devant la difficulté de l’entreprise ont opté pour la politique des petits pas : d’abord à 6 et, par augmentation successives, pour finir à 27 pays (28- 1) au sein de l’Union Européenne en 2025.
Aujourd’hui le continent européen est le seul qui reste encore plus ou moins fidèle à l’héritage des Lumières, le respect des droits humains, la culture humaniste et la primauté de l’universel sur le différentialisme. Mais les dernières évolutions, avec la montée des identitarismes de tous poils, nous incitent à nous demander pour combien de temps encore.
Face à la réaffirmation des empires, au changement de stratégie de la première puissance politique, économique, technologique et militaire, si l’Europe ne se ressaisie pas en solidifiant son unité et en s’affirmant comme puissance capable d’assurer sa défense sur la scène mondiale, elle risque d’être absorbée par l’un ou l’autre de ces puissants empires. Seul, chaque pays européen ne pèse rien. Ensemble, à condition de laisser les égoïsmes nationaux de côté, ils ont une chance d’être respectés.
Pour conclure
Le chaos du monde est chaque jour en train de s’amplifier. Cela n’a jamais été aussi grave. Cette vision de la situation mondiale n’est-elle pas trop pessimiste ?
Selon Emmanuel Carrère, écrivain, dans la lettre du dimanche du 6 décembre dans la revue numérique « Le Grand Continent », il y a deux façons de voir les choses : une relativement optimiste et l’autre radicalement pessimiste.
Pour les optimistes « l’humanité traverse une phase de chaos tragique et effrayant mais cela lui est déjà arrivé dans son histoire et elle la traversera. »
Pour les pessimistes « un tel chaos, ça n’est jamais arrivé, et ça n’est pas une phase, c’est la fin. »
Pour l’écrivain « le principal et, à son avis le seul, argument en faveur de l’approche relativement optimiste consiste à dire que depuis l’aube de l’humanité, il s’est toujours trouvé des gens pour dire que c’était mieux avant et que la fin du monde était imminente. »
Je ne sais pas vous, mais pour ma part, même si je suis assailli par des sentiments pessimistes, j’ai du mal à ne pas me rallier à l’idée que, dans l’histoire, l’humanité a toujours réussi à surmonter les obstacles, même avec beaucoup de difficultés et de temps.